Depuis plus d’un an, les fabricants (Olympus et Panasonic en tête, Samsung et Sony dans un second temps) ont réussi à greffer les « grands » capteurs de leurs reflex dans des corps de boîtiers (plus ou moins) compacts. Le plus abouti, en terme de miniaturisation est sans conteste le Sony NEX, dont le format (111 x 59 x 38 mm) est très proche de celui du Panasonic LX5 (110 x 65 x 25 mm). Alors quand on est un photographe « expert », entendez soucieux de faire des photos soignées, et que l’on recherche un appareil à oublier dans une poche de veste, pourquoi choisir un appareil à petit capteur ?
La première raison peut s’avérer bassement financière : les compacts à grand capteur imposent un surcoût de 20 à 50% par rapport à leurs petits frères, positionnés sous la barre des 500€. Ensuite, équipez ces boîtiers d’un zoom, même d’amplitude modeste, et fini le rangement dans une poche. Enfin, leur grand capteur impose une mise au point précise, tandis que la grande profondeur de champ d’un « petit » compact pardonne des approximations monstrueuses.
A l’inverse les compacts traditionnels à petit capteur (comme ce nouveau Panasonic) sont dotés d’un zoom capable, au repos, de se rétracter élégamment dans le boîtier ; et en règle générale, on les trouve donc en magasin ou sur le web pour nettement moins de 500€.
Qualité d’image / optiques interchangeables
En revanche, les grands capteurs s’imposent dès qu’il est question de qualité d’image : tant la gestion du bruit (en particulier dans les scènes mal éclairées), la restitution des fins détails, que la dynamique globale de l’image s’avèrent nettement meilleures que celles permises par les minuscules (environ 8 x 10 mm) capteurs des vrais compacts.
Un autre atout peut s’avérer décisif : la possibilité de changer l’objectif. Les compacts traditionnels sont dotés d’un zoom intégré certes conséquent ; le nouveau LX5 offre un équivalent 24-90 mm suffisant dans la plupart des situations courantes. Mais oubliez le gros télé pour photographier les oiseaux, ou l’ultra grand angle capable de capturer l’intégralité du plafond de la Chapelle Sixtine.
Fifty-fifty
Le tableau peut sembler équilibré : en gros, d’un côté compacité et coût raisonnable, de l’autre qualité d’image. Alors, un marché qui se répartit fifty-fifty ? Voilà qui me surprendrait fort… car il faut se souvenir que la cible commune à ces deux catégories restent les amateurs experts. N’étant plus professionnel depuis des années, je peux personnellement me considérer comme membre de cette vaste famille. Comme l’immense majorité des « experts », je me sens prêt à sacrifier une certaine compacité pour de meilleures images ; par ailleurs, un supplément de prix de 20 ou 30%, s’il se justifie par un saut qualitatif important, ne me fera pas hésiter. Vous l’avez compris, mon prochain achat concernera un compact grand capteur à objectif interchangeable ; lequel complètera mon équipement de reflex performants mais lourds et encombrants.
Conclusion (provisoire…) : voici deux ans, la série des Lumix LX m’aurait probablement séduit. Mais aujourd’hui je ne vois plus l’intérêt de cette catégorie d’appareils positionnés pour les experts, mais dépassés par des boîtiers à peine plus gros, un peu plus chers, mais dont les photos présentent un niveau de qualité nettement supérieur.
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