Sur le site DxOMark on peut découvrir (en anglais…) un passionnant dossier qui compare les qualités des deux nouveaux reflex d’entrée de gamme Nikon et Canon : respectivement le D5000 et le 500D. Rappelons que le principe de DxOMark consiste à fournir pour chaque reflex disponible sur le marché un indicateur de la qualité des images réalisées ; les performances de chaque appareil étant évaluées notamment dans trois domaines-clés, la profondeur de couleur, la dynamique et les performances en basse lumière.
Surprise, le D5000 bat assez nettement son homologue de chez Canon dans chacun des trois critères… Encore plus étonnant, au sein même de la gamme Nikon, il dépasse le D300 – un boîtier dont le prix se situe largement à 300 euros au dessus du sien.
Revenons à notre match Canon-Nikon. Quand on détaille les performances de chaque modèle, on note la supériorité du Nikon pour chacun des trois indicateurs, couleur, dynamique et sensibilité. Mais… le Canon 500D est un 15 Mpixels, tandis que le Nikon D5000 se contente de 12. En conséquence, la finesse des détails délivrés par le Canon (pour peu que l’on dispose d’un objectif à la hauteur), pourra s’avérer supérieure à celle du Nikon ; ce qui offre au 500D une meilleure marge de manÅ“uvre, du point de vue de la réduction du bruit. De fait, les ingénieurs de DxOMark notent que le Canon résiste mieux que prévu sur ce chapitre. La vraie supériorité du Nikon se situe davantage dans les deux autres secteurs, profondeur de couleur et dynamique.
En ce qui concerne la couleur, l’analyse détaillée de la courbe de réponse des trois canaux rouge, verte et bleu montre que le Canon souffre d’une réponse spectrale du canal rouge nettement moins sélective que celle présentée le Nikon. Grossièrement, sur le 500D, la couche rouge est « polluée » par le vert, comme on le voit sur ce graphique. Les anglophones pourront se plonger dans une explication plus détaillée sur cette page.
Â
Ce chevauchement des courbes de réponse correspond à une moins bonne discrimination des couleurs : le 500D « voit » légèrement moins de couleurs que le D5000.
Le dernier facteur, la dynamique, démontre également la supériorité du Nikon. Rappelons que ce critère correspond au rapport entre la plus haute et la plus basse valeur de gris que peut discriminer le capteur. Le Nikon présente une meilleure dynamique que le Canon jusqu’à 1600 ISO ; au delà , le Canon reprend l’avantage.
D’autres critères à ne pas négliger!
Il faut bien évidemment garder présent à l’esprit les limites de l’exercice. Comme le précise très clairement DxOMark, on ne parle ici que du critère qualité d’image. Bon nombre d’autres caractéristiques (ergonomie, réactivité, fonctions diverses, qualité de fabrication, prix…) jouent un rôle important lors du choix final. Mais il faut remercier DxOMark de mettre une nouvelle fois en évidence l’aspect assez vain de la course au mégapixels qui continue d’agiter nos fabricants préférés…
Mots-clefs :Canon, DxO, Nikon, Qualité d'image, Reflex








