Voilà probablement le duel le plus attendu de la rentrée : dans le secteur ultra-chaud des « petits boîtiers à grands capteurs », les deux frères ennemis Panasonic et Olympus proposent des appareils très proches. Objectifs interchangeables compatibles Micro 4/3, mais sans visée reflex (pour une compacité optimale) ; capteur de « grande » taille (la moitié d’un 24×36 certes, mais c’est encore beaucoup plus efficace que celui d’un compact ou d’un bridge) ; et surtout compacité suffisante pour les glisser dans la poche d’un blouson ou d’un manteau.
Le Panasonic présente un design plus pro (et moins rétro) que son concurrent de chez Olympus, d’une esthétique presque vintage. Son écran dorsal constitue un vrai point fort, puisqu’à taille équivalente, il dispose de 460 000 pixels contre 230 000 à l’Olympus. Leurs capteurs respectifs étant identiques (12 Mégapixels), les éventuelles différences de rendu devront être évaluées lors des tests qualitatifs ; mais on peut déjà noter l’absence, chez Panasonic, du dispositif de stabilisation qui fait gagner à l’Olympus entre 2 et 3 diaphragmes. En revanche, le Panasonic GF1 devrait s’imposer facilement quant à la réactivité, en particulier lors du déclenchement : son autofocus à détection de contraste semble nettement plus rapide que celui de l’Olympus. Contrairement à ce dernier, il possède un petit flash intégré, accessoire de dépannage dont l’utilité reste marginale…

L'Olympus Pen EP-1 équipé du Zuiko 17 mm f:2,8 et de son viseur optionnel
Dernier point à prendre en considération : Panasonic est nettement plus sage qu’Olympus au niveau du prix, puisque le tarif du Lumix se situe aux environs de 600 euros, contre 750 euros à son adversaire…
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