C’est une évolution raisonnable du célèbre logiciel d’amélioration d’image que propose DxO, avec en particulier deux avancées intéressantes. DxO Optics Pro (DOP) s’affirmait déjà comme un outil très efficace dans le traitement des images à fort ISO. D’après l’éditeur, DOP 6 intègre un moteur de dématriçage encore plus efficace dans la réduction du bruit électronique dans les basses lumières. Par ailleurs, DOP6 permet désormais à l’utilisateur d’objectifs non-supportés (c’est-à -dire n’ayant pas été calibrés dans les laboratoires de DxO) de traiter ses photos en réglant manuellement les corrections nécessaires. Cette option, si elle procure des résultats inévitablement plus hasardeux qu’une correction « officielle », facilite le travail des photographes possédant des optiques exotiques : une fois définies les corrections manuelles nécessaires, toutes les images sont traitées dans le même flux de travail… quelles que soient leurs origines.
Là où je reste un peu dubitatif, c’est dans l’évolution de l’interface utilisateur. Pour autant que je puisse en juger (à confirmer dans un futur test), on reste contraint de passer par les mêmes quatre étapes assez pesantes dont souffrait la version précédente : sélection des images (et ce n’est pas du tout le rôle de DOP), personnalisation des réglages de correction, traitement proprement dit (où une dernière sélection est encore possible), et enfin visualisation des résultats. A voir à l’usage, car malgré ces critiques, je reste persuadé que DxO Optics Pro constitue le premier logiciel indispensable au photographe numérique… après une base de données Image bien sûr !
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