Mais tout cela je ne l’ai pas vraiment vu, quand j’ai braqué mon objectif de l’autre côté du boulevard Saint Germain. Il était tard, je ne dormais pas, je tournais en rond dans le petit appartement de la rue Guénégaud où j’avais provisoirement trouvé refuge. Plutôt que de ressasser ma solitude et ma déprime, je me suis dit : bon, tu habites en plein Paris, sors, il y a des gens dehors… Mais je n’étais pas capable de parler avec quelqu’un ; et je me contentais de marcher au hasard.
J’ai vu ce couple, et j’ai ressenti un déclic familier, quand des visages, des choses, des lumières se heurtent par hasard. J’ai cru que j’avais raté le mouvement de la main, mais non, il le refait pendant que mon (très lent) appareil daigne s’allumer. Voilà .








2 Comments
Je suis au regret de te souhaiter de nombreuses nuits blanches à détricoter la déprime tricotée dans la journée !
C’est vrai qu’on a envie de commenter… Mais c’est vrai aussi qu’on peut simplement se taire. C’est beau, ça tourne tout seul, comme un petit mobile. L’oeil déambule et l’esprit lui emboite le pas.
Qq chose à cultiver, là …
Merci…!