DxOMark vient de publier une étude comparative entre les boîtiers pro « sport / news » des deux fabricants. Le résultat semble sans appel : le Nikon D3s obtient un score de 82,4 à l’indice DxOMark, contre 73,6 pour le 1DMk4. En détaillant les résultats selon les trois critères retenus par DxOMark, on note que les performances des deux boîtiers s’avèrent identiques quant à la dynamique (capacité à retranscrire de grands écarts de contraste), tandis que la profondeur de couleur laisse une très légère avance au Nikon. Là où le D3s creuse un avantage considérable, c’est dans les mesures de bruit pour les hauts ISO : 3253 contre 1320 !
Comme toujours, on considèrera ces résultats en perspective avec les autres caractéristiques des deux appareils. Le Canon est doté d’un capteur de type APS-H (rapport de focale = 1,3), soit d’une surface environ 1,66 fois plus faible que celle du Nikon, dont le capteur est full frame ; en revanche, le Canon compte 15 Mpixels contre 12 pour le Nikon D3s. DxOMark note qu’en fonction de leur indice, cela correspond à un écart théorique de 11 points ; alors que l’écart réel n’est que de 9.
Plus de pixels?
Il n’est pas inintéressant de constater la progression effectuée par les deux marques par rapport à la génération précédente. L’écart entre le Canon 1DMkIII et le Nikon D3 s’établissait à 9,6 : à première vue, on peut estimer que Canon réduit très légèrement son retard (9). Mais alors que les deux générations de Nikon, D3 et D3s, conservent la même définition (12 Mp), Canon a progressé de 50% : le 1DMkIII n’offrait « que » 10 Mpix, contre 15 donc à son successeur. Malgré la réduction conséquente de surface de chaque photosite, les trois indices progressent, le plus impressionnant restant celui des performances en basse lumière qui est amélioré de 30% ! Le travail des ingénieurs de Canon, pour être moins « marketable » qu’une annonce à 100.000 ISO, n’en est pas moins réel.
Alors comment conclure ? Rappelons d’abord que l’indice DxOMark teste la qualité d’image, sans tenir compte de la définition. Ainsi, les 15 Mpixels du Canon peuvent faciliter un recadrage ; alors que le Nikon imposera au photographe, s’il souhaite par exemple publier une double page, que son cadrage soit parfait à la prise de vue. Toutes choses égales par ailleurs (objectifs, habitudes de travail, prix, etc), on peut ainsi considérer le Canon comme supérieur tant que la luminosité reste acceptable. Le Nikon prend sa revanche en basse lumière… ou quand l’usage de longues focales impose des ISO élevés. Encore que le 300 mm d’un D3s correspond à un 420 pour le 1DMkIII, du fait de son capteur plus petit ! Personnellement, si je devais aujourd’hui me lancer dans la photo de sport, ou me faire paparazzi, je resterais Canon…
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